#ChallengeAZ, #Andry

BICYCLETTE CONTRE BOLIDE ou quand le modernisme pulvérise la quiétude de la circulation
1️⃣ LE BILAN PSYCHIATRIQUE
- Date : Une fin d’après-midi d’été qui sent l’asphalte chaud et la tôle froissée.
- Heure : 17h15. Le choc en direct dans les rétroviseurs de l’Histoire.
- État psychologique : En plein carambolage mémoriel. Je pèse les risques comparés d’un destrier à deux roues face au progrès mécanique des Trente Glorieuses.
2️⃣ LE SYMPTÔME / LE CONSTAT
Je frôle la syncope routière en constatant que nos aïeux ont dû affronter l’industrialisation sauvage des routes françaises à coups de pédales et de mollets, désarmés face à des engins de plusieurs centaines de kilos lancés à pleine vitesse.
3️⃣ L’ANALYSE DU CAS (L’histoire généalogique)
Aujourd’hui, télescopage frontal entre Bicyclette et Bolides. Le 30 août 1957, patatras au coin de la rue des Jardins et de l’avenue de la Mairie de Bicêtre! Notre ancêtre collatéral, Marcel Antoine ANDRY, journalier agé de 68 ans, est victime d’un accident de bicyclette aussi spectaculaire qu’involontaire : son pauvre vélo se fait littéralement renverser par une automobile.
Cet incident local s’inscrit en réalité dans un grand bouleversement national. En cette fin des années 1950, la France vit l’âge d’or et sans pitié de l’essor automobile. Les chaînes de montage de l’Hexagone crachent des flots de tôles rutilantes à un rythme effréné : la Renault Dauphine devient le nouveau joyau populaire de la Régie, les Citroën DS futuristes et les 2CV envahissent la chaussée, tandis que les rutilantes Simca Aronde et les solides Peugeot 403 imposent leur dictature sur le macadam. L’automobile est le symbole absolu de la liberté, des Trente Glorieuses et de la modernité triomphante, transformant pavés parisiens et chemins vicinaux en pistes de karting incontrôlées, sans ceinture de sécurité ni limitation de vitesse pour freiner l’enthousiasme des chauffards.
Pauvre Marcel Antoine ! Fauché en plein vol par le progrès technique et la démocratisation du moteur à explosion alors qu’il pédalait paisiblement. Une rencontre brutale entre la France de la pédale et celle du carburant qui ne lui laissera aucune chance : il rend l’âme avant même d’avoir pu atteindre l’hôpital tout proche.
Afin de le situer dans notre arbre généalogique, il faut remonter la lignée de notre arrière-grand-père ANDRY Louis Philippe qui est tout simplement le neveu de Marcel Antoine.
4️⃣LA NOTE DU PSY’ CAT SYDNEY ( ou les conseils de survie)
Mon humaine fait une fixette sur la cohabitation agressive entre la petite reine et l’industrie automobile triomphante des années 50.
Lui confisquer son vélo, lui imposer le port du casque à l’intérieur de son salon et l’inviter à traverser sur les passages cloutés pour calmer ses angoisses de bitume.

ah oui, la coexistence vélo/voiture à toujours été compliquée. Pauvre Marcel Antoine !
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