Petit rappel : Ce challenge est un ensemble de discussions entre les plus jeunes membres de notre famille proche (mes neveux et nièces âgés de 4 à 11 ans, avec l’autorisation de leurs parents) et notre désormais célèbre GénéaChat, Sydney !
Maëlyne : ça coute cher le docteur et à chaque fois, maman est obligée de sortir la carte verte, la carte vitale !!
Moi, je n’aime pas le vétérinaire, non plus ! A chaque fois qu’on m’y emmène, j’ai le droit à une piqûre et meme qu’une fois il m’a enlevé mes noisettes.
heu … je m’égare un peu là !!
Bon, je suis d’accord avec toi, mais sais-tu que nos ancêtres n’avaient pas forcément toutes les protections médicales que nous avons aujourd’hui ?
Maëlyne : Raconte moi ça !!
Oui, Allez, raconte-nous une histoire, Sydney ! Oui, Sydney ! Lisse tes moustaches et dis-nous tout !
Imagine un grand parapluie magique qui protège tout le monde en France.
Avant ce parapluie, si quelqu’un tombait malade, se blessait et ne pouvait pas travailler, ou devenait trop vieux pour gagner de l’argent, la vie pouvait être très difficile. Les gens devaient se débrouiller seuls ou compter sur l’aide de leur famille.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des personnes courageuses ont eu une super idée : créer un système où tout le monde met un peu d’argent en commun, comme dans une tirelire géante, pour s’entraider.
Ce système a été officiellement créé en 1945 et s’appelle la Sécurité sociale. C’est notre grand parapluie magique !
Maëlyne : À quoi ça sert ce parapluie ?
Quand tu es malade ou que tu te casses un bras, le parapluie paie une grande partie des médicaments et des visites chez le médecin pour aider tes parents. Quand les gens travaillent, ils mettent de l’argent dans la tirelire commune. Quand quelqu’un a besoin d’aide (pour des soins, une naissance, ou la retraite), on utilise cet argent partagé.
C’est une forme d’entraide collective.
Revenons un peu dans le passé. Lorsque l’un de nos ancêtres tombaient malade, la pluspart du temps, il se soignait avec des plantes dont tous les secrets étaient connus des plus anciens. Leurs connaissances, souvent transmises de génération en génération, s’appuyaient sur l’observation et l’expérience.
Ces plantes étaient souvent préparées sous forme de tisanes (infusions ou décoctions), de cataplasmes (application de la plante hachée en pâte sur une zone du corps) ou de lotions. En voici quelques exemples :
- Camomille : Utilisée pour ses propriétés apaisantes, notamment en infusion pour calmer les inflammations ou en lotion pour les problèmes de peau.
- Ortie : Très polyvalente, l’ortie était employée sous diverses formes (décoction, cataplasme) pour de nombreux maux et même dans l’alimentation ou pour faire des vêtements.
- Verveine : Considérée comme une plante sacrée et protectrice au Moyen Âge, elle était utilisée pour ses propriétés curatives.
- Sauge : L’infusion de sauge officinale était (et est toujours) utilisée en bain de bouche pour calmer les inflammations des gencives et des muqueuses.
- Tilleul : Ses fleurs étaient prisées pour leurs vertus relaxantes et apaisantes, souvent utilisées en infusion pour favoriser le sommeil ou dans l’eau du bain pour se détendre.
- Menthe : Appréciée pour ses bienfaits sur la digestion et pour rafraîchir.
Veux tu voir une ancienne carte de sécurité sociale, l’ancêtre de la carte vitale, verte de ta maman ?
Maëlyne : tu as ça ?

Ce document est l’une des premières carte de sécurité sociale établie. Elle date de 1950. Elle appartenait à notre arrière-grand-père Albert HOUEL, né en 1932.
Le numéro en haut est un numéro unique, composé de 15 chiffres, mis en place dès la création de la sécurité sociale en 1945 mais developpé progressivement dans les deceniies suivantes.
1er chiffre : 1 ou 2 qui détermine le sexe : 1 pour les hommes, 2 pour les femmes.
2e et 3e : 2 chiffres qui correspondent à l’année de naissance : Les deux derniers chiffres de l’année (ex: 32 pour 1932).
4e et 5e : 2 chiffres qui est le mois de naissance : De 01 à 12.
6e à 10e : 5 chiffres ou caractères Lieu de naissance : Le code officiel INSEE du département (ex: 75 pour Paris) puis le code de la commune de naissance. Pour la Corse, les codes 2A et 2B sont utilisés.
11e à 13e : 3 chiffres qui est le numéro d’ordre de naissance inscrit dans les registres il permet de distinguer les personnes nées dans la même commune, la même année et le même mois.
14e et 15e 2 chiffres Clé de contrôle : Calculée à partir des 13 premiers chiffres pour sécuriser le numéro et détecter les erreurs de saisie.
Ce numéro de sécurité sociale s’appelle officiellement le numéro d’identification au répertoire (NIR). A quel répertoire ? Au répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), qui est tenu par l’Insee, enrichi à partir de l’état civil. Et de ce répertoire est issu le fichier des décès que les généalogistes aiment consulter régulièrement.
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