Petit rappel : Ce challenge est un ensemble de discussions entre les plus jeunes membres de notre famille proche (mes neveux et nièces âgés de 4 à 11 ans, avec l’autorisation de leurs parents) et notre désormais célèbre GénéaChat, Sydney !
Rose : Wesh ! On est bientôt sur la fin du challenge là !
Oui et justement je voulais vous parler un peu des expressions anciennes qui étaient tout aussi répandu que celles que tu utilises tous les jours maintenant et dont on ne connait pas trop l’origine ni la signification.
Rose : J’avoue ! Mais bon, c’est drôle ! Alors qu’ as-tu dans le dictionnaire des expressions familiales ?
Oui, Allez, raconte-nous une histoire, Sydney ! Oui, Sydney ! Lisse tes moustaches et dis-nous tout !
- La première que j’ai selectionné est : « Tu ne va pas nous chier une pendule ! »
Cela signifie qu’il faut arrêter de s’embêter ou de s’énerver pour des choses sans importance, ou de ressasser sans cesse les mêmes lamentations. Son origine exacte n’est pas clairement établie par une source unique, mais l’explication la plus répandue est qu’elle est née de la fusion (un « mélange ») de plusieurs expressions existantes au milieu du XXe siècle.
« Faire une pendule » (ou « faire la pendule ») : une expression qui signifiait à l’origine importuner quelqu’un, l’ennuyer en répétant les mêmes choses, comme le balancier d’une pendule qui fait un mouvement répétitif et lancinant.
L’emploi du verbe vulgaire « chier » ajouté pour renforcer l’idée d’un acte absurde, inutile, démesuré et fastidieux.
- La seconde est : « Pleure, tu pisseras moins au lit ! »
C’est une phrase familière et assez rude, utilisée pour dire à quelqu’un d’arrêter de se plaindre ou de pleurer pour des raisons jugées futiles par la personne qui la prononce. C’est une façon de minimiser la douleur ou le chagrin de l’autre. On ne connait pas exactement son origine mais on imagine bien nos ancêtres la prononcer àvoix hautre à leur enfants pleurant devant leurs corvées journalières en accentuant sur la honte de mouiller leur lit.
- La troisième expression que j’ai selectionné est : « On va manger du boudin ce soir ! » .
Alors, mis à part que cela peut être véritablement le repas prévu pour le diner, cette expression est liée à celle qui dit « faire du boudin ».
Aujourd’hui, l’expression « faire du boudin » est employée pour parler de quelqu’un qui boude, qui fait part d’un mécontentement. C’est une expression du langage familier dont l’origine exacte n’est pas connue. Peut-être, peut-on la rapprocher de l’expression faciale caractéristique d’une personne qui boude avec sa moue typique des lèvres. Bien avant le XIXe siècle où elle a fait son apparition, l’expression « faire du boudin » était employée pour parler d’un mariage entre un gentilhomme et une riche roturière. Cette femme, qui était riche, fournissait la graisse pour entretenir son mari, le soutien de la maison.
Donc si on va manger du boudin ce soir ! cela signifie qu’un membre de la famille boude et que les autres se moque un peu de l’expression de son visage.
Alice : à mon tour de faire la savante ! Un jour, à l’école, on m’a menacée.
Oh, non ! Racote nous ta mesaventure Alice.
Alice : Oui, oui on m’a dit : t’as la crève, va voir quelqu’un. J’ai cru qu’il voulait ma mort en me disant crève. C’est d’ailleurs un mot qui a plusieurs sens.
Dans l’expression « avoir la crève », le sens de « crever » est utilisé pour désigner un état de grande fatigue ou de mal-être intense lié à la maladie (le rhume, la grippe).
L’idée est que la personne malade est tellement épuisée ou en si mauvais état qu’elle est « crevée » de fatigue, à la limite de la rupture physique, bien qu’il s’agisse d’une maladie passagère et non mortelle. C’est une une exagération populaire pour décrire un état grippal.