#ChallengeAZ, #Paty #Courcimaux

DISPARITION ou l’art de s’évaporer dans la nature
1️⃣ LE BILAN PSYCHIATRIQUE
- Date : Des années de traque acharnée au beau milieu d’un labyrinthe administratif.
- Heure : 03h15. Le cerveau en ébullition, les yeux rivés sur le site des archives du Loir-et-Cher (41) resistante à toute trouvaille.
- État psychologique : Au bord de l’implosion. Je suis à deux doigts de fouiller sous mon propre lit pour y retrouver une ancêtre évanouie en 1906.
2️⃣ LE SYMPTÔME / LE CONSTAT
Je développe une paranoïa aiguë envers les cimetières de village et les recensements fantômes. Je suis persuadé que certains ancêtres ont juste décidé de sépavorer de l’état civil par pure coquetterie ou pour me rendre chèvre.
3️⃣ L’ANALYSE DU CAS (L’histoire généalogique)
Aujourd’hui, les recherches ressemblent à un gouffre abyssal. Attachez vos ceintures avec Marie COURCIMAUX , parfois nommée Marie Louise Angèle ou Angéline COURCIMAULT, ce qui ne facilite pas les recherches.
Née le 9 septembre 1862 à Écoman (Loir-et-Cher- 41), mariée en 1886 à Auguste Aristide PATY, elle a deux enfants avant que le couple ne vole en éclats en 1895, brisé par le décès tragique d’un nourrisson.
C’est là que le vaudeville vire au roman noir. Lors du divorce, le jugement indique gentiment qu’elle réside chez son frère, Pierre Léonard… Petit détail croustillant : le frangin a été envoyé au bagne de Cayenne en 1889, où il est mort ! Légère erreur d’adresse, donc.
Ensuite le trou noir commence : présente au recensement de 1901 à Écoman, absente en 1906, déclarée décédée en 1907 pour les besoins du service militaire de son fils Isaïe… Et pourtant, aucune sépulture au cimetière actuel d’Écoman, et aucun décès trouvé dans les tables décennales d’Ecoman, de Vendôme ou d’Ouzouer-le-Marché jusqu’en 1952 !
J’ai balayé tellement large que j’ai failli ratisser la France entière. Alors, elle est où la Marie ? Sous le lit ? Au fond du jardin ? Enfermée dans un hospice, oubliée dans un asile, ou planquée sous un faux nom à Blois ? Cela fait plus de 15 ans qu’elle me hante. Je lui avais déjà consacré la lettre M comme Marie COURCIMAULT/COURCIMAUX lors d’une précédente édition, c’est dire l’obsession !
À ce stade, je donne ma langue au chat. Ou alors… Marie a découvert le secret de l’immortalité et fête tranquillement ses 164 ans, cachée au fin fond de la Petite Beauce vendômoise en ricanant devant mes recherches !
Si vous l’avez croisée au détour d’un registre, faites-moi signe, ma santé mentale en dépend !
4️⃣LA NOTE DU PSY’ CAT SYDNEY ( ou les conseils de survie)
Mon humaine mène une enquête digne de Scotland Yard sur une femme introuvable depuis plus d’un siècle.
Mon conseil : Confisquer les registres du Loir-et-Cher, interdire de fouler le sol d’Écoman et prescrire une camisole imperméable aux mystères de la vie éternelle car je ne veux pas manger de langue, moi !!
