Petit rappel : Ce challenge est un ensemble de discussions entre les plus jeunes membres de notre famille proche (mes neveux et nièces âgés de 4 à 11 ans, avec l’autorisation de leurs parents) et notre désormais célèbre GénéaChat, Sydney !
Maëlyne : Ohlala, maman, elle ronchonne ! Les courses ça coûte cher !!
C’est vrai, mais de bonnes croquettes, c’est quand même très bon !
Maëlyne : Mais moi, je ne mange pas des croquettes Sydney !! ça a toujours été comme ça ? Comment faisaient-ils avant ?
Oh que non, c’était bien différent !
Allez, raconte-nous, Sydney ! Oui, Sydney ! Lisse tes moustaches et dis-nous tout !
De nos plus anciens souvenirs, c’est la maison et le jardin de votre arrière-arrière-grand-père qui revient dans les mémoires.
C’est paisible Bassuet et il y fait bon vivre, si l’on aime la culture du vignoble marnais. Marie Charles Alfred BATY y est né le 15 novembre 1899. Il fait partie d’une famille de 7 enfants, dont 3 gars et 4 filles. Il trouve l’amour dans le village voisin auprès de Claire Albertine Eugénie MARCHAL qui lui fait les yeux doux. Les familles unissent leurs enfants à Changy en 1924. Probablement, pour aider sa mère veuve, Marie Charles Alfred s’installent à Bassuet dans la maison familiale avec sa jeune épouse, qui attend déjà son premier enfant.
Leur ferme qui parait immense rien qu’en regardant la porte d’entrée. Une fois franchie, on se retrouve dans une grande cour fermée. Juste avant d’entrer dans la cuisine, il y a la porte de la cave. Oubliez la lumière vive ! C’est une pièce tout en pierre, toujours fraîche, où il fait sombre et où les marches sont souvent glissantes (on disait qu’elles étaient « traîtresses » !). Elle abritait les provisions pour de longs mois : les récoltes du jardin comme les pommes de terre et autres potimarrons ; Les bocaux de confitures et de conserves maison ; les viandes séchées et autres peaux de bête. Bref, tout y était.
Une fois le petit-déjeuner avalé, dans la cuisine, le beurre et le fromage sont des aliments délicats. On ne les laissait pas n’importe où ! Alfred et Claire utilisaient une astuce très ancienne : ils rangeaient leurs réserves dans des trous faits dans les épais murs de torchis (un mélange de terre et de paille). Ces murs, épais et poreux, respiraient et restaient naturellement plus frais que l’air ambiant, créant une petite niche parfaite pour les produits laitiers.
Imaginez le poêle à bois qui crépite dès le matin, car il sert à tout : chauffer la maison et cuire les repas. Dès le petit-déjeuner avalé, les légumes et la volaille de la basse-cour sont mis dans la marmite fumante. l’odeur s’infiltre dans vos narines !!
Pourquoi si tôt ? Parce qu’avant le réfrigérateur, il fallait cuisiner vite les produits frais (surtout la viande), ou alors les faire cuire très longtemps (souvent bouillis) pour être sûr de bien éliminer les microbes qui rendaient malade. Rien ne se gaspillait, car il était difficile et coûteux de se procurer de la nourriture.
Au fond de la cour, le grand jardin donnait le rythme. On mangeait ce qu’il donnait, quand il le donnait. C’était la loi de la nature. Parfois, en allant au marché, il était possible d’échanger un kilo de légumes contre un pot de sucre ou de farine qui servirait à faire le pain.
La viande était source de richesse, mais les basses-cours, clapiers et autre porcheries permettaient de donner un peu de richesse au plat du jour : Légumes cuits ou plutot bouillis. et le partage était une règle d’or donc si un voisin tuait le cochon bien gras, souvent tous les voisins en profitaient autour d’une grande tablée où chacun emmenait de quoi manger et le partage se faisait ainsi.
Pendant de nombreuses années, la cave, le sel et le séchage ont suffi. Mais petit à petit, le monde a changé !
Le réfrigérateur, inventé il y a longtemps, est d’abord apparu dans les magasins et dans les grandes cuisines des villes. Mais dans les fermes comme celle de Bassuet, il a fallu attendre longtemps, pour le voir arriver.
La preuve, il n’a jamais franchi la porte de la ferme !!!
Marie Charles Alfred a tenu bon devant l’industrialisation de son univers et jusqu’en 1994, aucune de ses grosses machines froides et bruyantes n’a franchit la porte de la ferme. Un peu comme les allemands !!
Maëlyne : ben, il est courgaeux, je ne suis pas certaine qu’on vivrait si on n’avait pas de frigo à la maison !!
A demain, les enfants pour une nouvelle histoire !!
On imagine mal comment les femmes pouvaient gérer le travail quotidien.
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les nouvelles technologies ont quand même dû bon. La machine a laver, le four etc.. et même la tv hihi!!
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