G comme … Garde de Chasse du marquis d’Herbouville

#ChallengeAZ, Lignée KOCH, Génération IX

« Wahou c’est trop facile là, la définition est déjà dans le titre ! »

Oui effectivement cela parait simple. Et pourtant il faut y apporter quelques nuances. Le garde de Chasse n’a qu’un domaine d’attibution sur la propriété qu’il doit surveiller, celui de la Chasse. Cette précision signifie qu’il doit en contrôler l’accès, pour empêcher tout type de braconnage du gibier et du poisson, mais aussi contrôler le type de bêtes vivants sur cette zone, leur repeuplement. Si on regroupe le garde chasse, le garde pêche et le garde forestier, on obtient la définition du garde particulier qui lui est « multicartes ».

Les gardes sont au service de leur maître, très souvent noble, toujours propriétaire. Mais ces hommes ne sont pas de simples domestiques. Ils disposent d’un agrément officiel qui leur donne pouvoir de verbaliser, dans leur domaine topographique et de compétences.

Laurent François GODEHEU était de ceux-là. Né aux alentours de 1754 à Grainville la Renard, en province normande, il épouse le 03 juillet 1787 à Saint-Pierre-le-Vieux, Marie Marguerite Catherine DEHAIS (DESHAYES). C’est à ce moment là que l’on apprend sa fonction de Garde Chasse pour le marquis d’Herbouville.

Extrait Acte de Mariage : Saint Pierre le Vieux BMS 1785-1789 Cote 4E 03279 vues 39 & 40

« Mais qui est donc ce marquis ? »

J’y viens, j’y viens.

Le château a été construit par le Marquis Jean d’Herbouville construit au début du 17e siècle sur la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay et est resté dans cette même famille jusqu’en 1907. En 1766 et 1768, commence la construction des pavillons symétriques de la cour. Le château présente une architecture de briques et grès appareillée. Les aménagements intérieurs datent 18e siècle avec également le rajout des écuries et remises qui encadrent la cour d’honneur, un Jardin potager clos et des bâtiments agricoles antérieurs au 19e siècle.

Au moment de la tenue des fonctions de Laurent François GODEHEU, le marquis d’herbouville en place est Charles-Joseph-Fortuné d’HERBOUVILLE, pair de France, né à Paris le 14 avril 1756, mort à Paris le 1er avril 1829.

Il fut successivement surnuméraire dans les gendarmes de la garde du roi 1771), sous-lieutenant au régiment mestre-de-camp (1773), capitaine au régiment de Royal-Navarre (1774), officier supérieur des gendarmes du roi et colonel de cavalerie (1780).

En 1787, il est nommé membre de l’assemblée provinciale de Haute-Normandie à Rouen. Il est élu procureur-syndic pour le clergé et la noblesse, puis nommé président de l’administration du département de la Seine-Inférieure. Il prend la tête de la noblesse libérale défendant la renonciation à certains privilèges fiscaux et proposant la mise en œuvre d’une politique de type physiocratique et libéral. En 1789, il est chef du corps des « volontaires patriotes » qui assure le maintien de l’ordre à Rouen en juillet 1789.

Arrêté après le 10 août, il resta en prison durant la Terreur et ne recouvra sa liberté qu’après thermidor. En l’an VIII, le premier consul le nomma préfet des Deux-Sèvres, puis préfet du Rhône le 6 thermidor an XIII; il fut mis à la retraite le 7 août 1810. L’enthousiasme qu’il manifesta au retour des Bourbons lui valut le grade de lieutenant-général, et, à la seconde Restauration, la dignité de pair de France (17 août 1815). Il fut nommé, quelques jours après) directeur général des postes, et présida le collège électoral du Rhône. A la Chambre haute, il vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, opina, toujours avec la droite, fit de l’opposition au ministère Decazes, et concourut avec Châteaubriand et de Bonald à la rédaction du Conservateur. Il avait été l’évoqué de ses fonctions de directeur des postes en novembre 1816, et « avait déjà perdu, dit M. de Villèle, la confiance des royalistes ». En décembre 1821, il fut désigné, dans une combinaison ministérielle qui u aboutit pas, pour les fonctions de ministre de l’Intérieur ; en mai 1824, il défendit, à la tribune de la Chambre des pairs, le projet de la conversion des rentes.

(Source : http://www.senat.fr/pair-de-france/herbouville_charles_joseph_fortunepf0203.html)

« Alors là j’apprend pleins de choses, je ne le connaissais pas, ce Môssieur ! »

  4 réflexions sur “G comme … Garde de Chasse du marquis d’Herbouville

  1. 8 novembre 2021 à 12 h 14 min

    Super article. Il est super ton challenge. Les dialogues dynamisent. C’est une super idée 😁

    Aimé par 1 personne

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