L comme … Laitière

#ChallengeAZ, Lignée ANDRY , génération VII Collatérale : Belle soeur de Charles Antoine ANDRY

Lignée HOUEL – KOCH, génération IV, Sosa 12-13bis

« Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait
 Bien posé sur un coussinet… »

Ah Sydney, tu as de belles sources ! Je vais te conter l’histoire des laitières de notre famille. Mais point de malheur comme la petite Perette à l’horizon.

Le métier de Laitier peut être définit comme suit : Celui, celle qui vend du lait, ou qui le livre à domicile, ou qui en fait le ramassage dans les fermes. Les fermiers se lèvent très tot pour d’abord s’occuper des bêtes, faire la traite et les soigner. Puis vient ensuite le temps des livraisons : à charrette tirée par un âne, un chien et un peu plus tard par un cheval, le laitier va de ferme en ferme récupérer les traites pour les emmener à la ville ou au village d’à coté. Ce métier est en grande majorité exercée par des femmes.

«  À mon bon lait bien chaud ! Qui veut mon bon lait ? »

Dans les villes, elles se tiennent au coin des rues, dès le lever du jour avec de gros bidons en fer-blanc, pour éviter l’oxydation et des louches mesures, offrant ainsi à la population, l’équivalent d’une tasse de lait ou d’un pichet. Il faut faire vite, le lait doit être consommer quelques heures seulement après la traite.

À la campagne, à partir du milieu du XIXe siècle, les laitiers se regroupent, les premières crèmeries apparaissent. Ainsi, le lait non vendu ou tourné pourra être directement transformé en fromage, beurre ou crème. On trouve même des ramasseurs de lait qui font la tournée des fermes et rapportent le précieux breuvage à la laiterie. Ils ont à leur disposition charrette et chevaux et peuvent transporter jusqu’à 50 bidons de 20 litres.

À Paris, on trouve des « vacheries » en banlieue proche (Boulogne, Vincennes, La Villette…), mais également des fermes en plein centre-ville, appelées « ménageries », notamment dans le 18e arrondissement.

Le 23 Novembre 1873, le petit journal des tribunaux relate les condamnations pour petits délits. Parmi ceux ci, je découvre Appoline LALANDE, belle sœur de notre ascendant Charles Antoine ANDRY. Née à Massy le 05 février 1847, elle épouse Louis Léonard ANDRY dans cette même commune le 13 Février 1869. Occupant la situation de Laitière à La Rue ( qui sera rattaché à Chevilly en 1920), cette maman d’un petit garçon âgé de 3 ans fait l’irréparable erreur de mélanger son lait à de l’ eau.

Source Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97732692/f3.item

« Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée
. »

Dans la première partie du XXème siècle, les entreprises laitières comblent rapidement le retard d’équipement occasionné par la guerre et progressent rapidement dans la généralisation de la pasteurisation du lait de consommation, le traitement des crèmes pasteurisées pour les beurres, la sélection rigoureuse des procédés garantissant la régularité et la qualité des fabrications fromagères. Dès lors le métier de laitier évolue et devient plus industriel permettant ainsi la consommation de lait et de produits laitiers aux plus grands nombre et sur une durée beaucoup plus longue.

Petit pas dans l’histoire des laiteries : La naissance des laiteries HAUSER date de 1899, lorsqu’un médecin du nom de Achille HAUSER vint en Beauce, à Brou, pour acheter du lait pour les pensionnaires de son hospices. En 1922, la raison sociale devint « Laiterie Hauser ». Le siège social initialement rue de Suresnes à Paris fut déplacé aux 178 et 178 bis rue de Vaugirard à Paris. Le président était Armand Hauser, frère du créateur. A cette date, des magasins à l’enseigne de« Laiterie Parisienne – du Producteur au Consommateur » firent leur apparition. La laiterie de Brou garda le nom de laiterie Hauser jusqu’en 1940.

L’histoire de cette grande famille juive s’arrêtera au début des années 1939-40, quand elle dut fuir la montée du nazisme et le début de la guerre en Europe. A partir de 1941, les anciennes laiteries Hauser vont changer de nom pour devenir les Laiteries Parisiennes, rattachées à la S.A.F.R. de Monsieur Genvrain.

Parlons un peu du groupe laitier Genvrain qui s’inscrit nettement en tête de toutes les sociétés laitières françaises. Seul Nestlé possède en France une puissance comparable. Genvrain contrôle une douzaine de sociétés (notamment la Société Anonyme des Fermiers Réunis, la Laiterie Parisienne, la Société Laitière la Briarde, les Laiteries Modernes, Clodolait etc…) Formant avec ses filiales la ceinture laitière de Paris, elle fournit à la capitale et à sa région 65 % de son approvisionnement. En 1960, le trust groupe 150 usines et s’alimentent dans toutes les laiteries des départements limitrophes : http://www.3moulins.net/lfr-safr.htm

Dernière petite anecdote familiale : C’est à la Laiterie Parisienne que se rencontrent Albert HOUEL, mon grand-père paternel et Thérèse Madeleine KOCH, celle qui sera considérée comme notre grand-mère paternelle de cœur.

Il y travaillera de Décembre 1959 à Janvier 1962 en tant qu’ouvrier spécialisé dans la 3eme catégorie Laiterie. Ce terme ne nous précise pas vraiment qu’elles étaient ses fonctions. Thérèse, quant à elle, arriva dans cette même usine pour l’été 1961. Leur rencontre à eu lieu entre le printemps et l’été 1961.

Entête des certificats de travail de mes grands-parents

« Rien ne vaut qu’une petite barbichette de lait autour des lèvres pour séduire une jeune fille »

Oh Sydney !!!! hahaha

source : Fable de Jean de La Fontaine : « La laitière et le pot au lait »  Livre VII, fable 9

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