O comme … Ouvrier d’Octroi

#ChallengeAZ, Lignée BATY Génération VI Collatéral, frère de Anselme Gustave MARCHAL

« Rhoo, encore un truc que je ne connais pas, ça !! »

Arrête donc de ronchonner Sydney et écoute.

D’après le site de Wikipédia, l’Octroi est une contribution indirecte perçue par les municipalités à l’importation de marchandises sur leur territoire. En France, en étaient exclus les produits de première nécessité, dits produits francs de droit, comme les blés et les farines conformément à l’ordonnance du 9 décembre 1814, qui énumère les marchandises taxables : boissons et marchandises liquides, comestibles, combustibles, fourrages et matériaux.

Alors que l’octroi est un prélèvement sur la valeur des marchandises, le péage, lui, est un droit perçu sur le passage des véhicules voire des personnes. L’octroi eut longtemps une double finalité ; il permettait d’une part le contrôle de l’import/export ou du simple transit des marchandises et contribuait à limiter la contrebande.

Ce terme désigne également l’administration chargée de prélever cette taxation, dont le résultat revenait aux communes. Le montant des taxes à verser était réglementé par le décret du 12 février 1870 qui contenait un tarif général, donnant la nomenclature des divers objets susceptibles d’être soumis à l’octroi. Ensuite, chaque ville pouvait appliquer ses tarifs.

Les employés d’octroi, douaniers en uniforme, parfois aussi appelés « gabelous », sont garants de la frontière qu’il contrôle à l’entrée des villes. Ainsi les barrières virtuelles d’une ville sont matérialisées par des « portes » ou « baraquements », parfois des ponts, permettant la filtration des voyageurs, piétons ou à véhicule. Les voitures et carrioles étaient posées sur des plates formes ressemblant étrangement à un pèse-personne géant et l’employé d’octroi lisait le poids que lui reportait le bras en acier dans l’enceinte de son bureau. Supprimées à la fin de la deuxième guerre mondiale (loi n° 379 du 2 juillet 1943, confirmée en 1948), certaines villes sont encore entourées de barrières d’octroi , aujourd’hui reconvertit le plus souvent en musée ou à l’abandon.

Le plus célèbre des employés d’octroi est sans conteste le peintre Henri Rousseau, qui fut surnommé “le douanier Rousseau” en rapport avec son métier de préposé à l’octroi de Paris.

Dans notre arbre, ce n’est pas à Paris qu’il officie mais dans la ville de Vitry-le-François car nous n’en n’avons qu’un seul Ouvrier d’octroi parmi les 2311 personnes de notre généalogie. Je vous emmène au cœur de la famille MARCHAL. Souvenez vous de Anselme Gustave MARCHAL et de son épouse Victoire Pauline CHAUDEL, naturalisés français. Après le rattachement d’une partie de l’Alsace et de la Lorraine à la Prusse, de nombreuses familles se sont expatriées pour rejoindre le territoire français. Mais devenant par les faits Allemands, certaines familles ont du prouver et demander à être naturalisé français. Ce fut le cas de notre ancêtre direct en 1890. C’est dans ce même dossier que l’on retrouve la fratrie MARCHAL : 3 frères vraisemblablement perdus de vue dont l’un est désigné comme d’employé d’Octroi.

Extrait du Dossier de naturalisation de Anselme Gustave MARCHAL

Si on peut aisément supposé que pour pourvoir tenir cet emploi, il a du faire une demande de naturalisation, je n’ai pas encore retrouvé son dossier mais Eugène MARCHAL ou plutôt Louis Eugène s’est marié avec Marie Adrienne HEBERT le 24 Septembre 1883 à Vitry-le -François, là même où il exerce ses fonctions.

Extrait acte de Mariage MARCHAL – HEBERT :
https://archives.marne.fr/ark:/86869/7mph3zjfsg9c/32a70561-17a6-46fc-9698-69955e9cc5e6

Mais …

« Ah non, ne me dis pas qu’il y a encore une enquête à mener ?? !! « 

Et si car si le dossier de naturalisation d’Anselme fait état de trois frères, j’en ai identifié un quatrième qui me donne bien du fil à retordre car pour le peu que je dispose il semblerait que celui-ci soit resté Allemand : Laurent Edmond, né le 14 Novembre 1855 à Landange, n’avait que 15 ans lorsque son père a décidé de fuir ses terres occupées. Qu’est-il devenu ? Il se serait marié toujours à Landange le 10 Mai 1879 mais je n’ai pu verifier cette données, n’ayant pas trouvé le dit mariage en ligne.

« On s’égare un peu là, non ? »

Oui, je m’évade dans les brindilles de notre arbre. Donc maintenant il faut que je note ….

« Oui, note tout ça dans les enquêtes à mener, il ne va pas s’évanouir dans une bouteille magique comme un génie.. »

  2 réflexions sur “O comme … Ouvrier d’Octroi

  1. 18 novembre 2021 à 21 h 15 min

    J’aime beaucoup le concept et le ton de vos articles. Très original et instructif de surcroît.

    Aimé par 1 personne

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