J comme … Jules Gaston KOCH, M.D.S

#ChallengeAZ

Aujourd’hui, nous changeons de région et de branche : Bienvenue en Normandie ! Nous allons rendre visite à nos ancêtres de la branche KOCH.

Oui c’est exact, je l’ai déjà abordé dans ces articles : Thérèse Madeleine KOCH, Marraine de guerre

Mais , nous allons remonter encore un peu le temps. Le petit village de Lammerville, en plein coeur du terroir de Caux nous accueille sobrement, presque dans un silence pieux. Dès son entrée, la république nous reçoit à l’entrée du village avec sa mairie, puis légèrement en retrait, on trouve l’église Notre-Dame, édifiée aux 12e et 16e siècles. Parmi le mobilier de cette église subsiste un très bel orgue de salon dont on sait qu’il a appartenu à la Reine Marie Leczinska.

La mairie face à la salle des fêtes ( ancienne Charreterie) et en retrait l’église et son cimetière.

Au pied de l’église, les âmes des défunts Lammervillais reposent en paix tout autour de l’édifice. Accompagné d’un membre de la famille KOCH par alliance, nous faisons le tour des sépultures, les moments de recueillements sont entrecoupés de questions et d’histoires familiales.

Une sépulture attire mon regard : Je la connais pour avoir rencontré virtuellement son occupant lors d’un RDV ancestral : Jules KOCH

Jules Gaston KOCH est le benjamin de Ferdinand et son épouse Louise Sidonie BOUST qui l’a mise au monde le 06 Avril 1895 à Lammerville. Il part pour la Grande guerre en décembre 1914 sous le matricule 1316.Incorporé dans le 119ème régiment d’infanterie, il a pris part à des combats contre l’ennemi allemand, sans plus de détail sur son état militaire. Il n’en reviendra pas, comme beaucoup de soldats, il s’éteint à Saint-Etienne sur Loire le 13 juin 1916 des suites de ses blessures, vraisemblablement au coeur d’un hôpital de fortune.

Jules Gaston KOCH, date incertaine, probablement 1914 – Photo Personnelle

Justement, figure toi qu’elles ne m’avaient pas sauté aux yeux la première fois mais maintenant , je me pose la question aussi.

Grâce au monde moderne, j’ai fait appel à mon moteur de recherche internet préféré et …. je n’ai rien trouvé de très probant ! Un peu déçue.

Alors j’ai lancé un appel sur les réseaux de généalogistes auxquels j’appartiens et j’ai eu de belles propositions. Certaines très scolaires, d’autres un peu plus empreintes de sentiments. Je vous laisse prendre celle, qui, à vos yeux, sera la plus symbolique et représentative de l’âme de ce soldat.

  • Consonnance humoristique : Mort de Soif , Marquis de Sade.
  • Consonnance Scolaire : Poste de secours principal dans le langage militaire canadien
  • Très XXIème siècle : Maisons de solidarités
  • Consonnance un peu plus sentimentale et humaine : Mémoire des Siens, Mémoire de Soldats, Muni des Sacrements.

Pour ma part, j’ai opté pour Muni des Sacrements pour la symbolique du dernier voyage vers l’au delà avec les sacrements de pénitence, d’eucharistie et d’extrême-onction de l’église, même si Mémoire des Siens permet d’associer la famille meurtrie par la perte de l’être cher. Ces deux définitions apportent selon moi un peu d’humanité au moment où le monde en a le plus besoin, à la sortie de la guerre.

Oui Merci à vous toutes ! Et pour les blogs qui n’ont pas été cités, n’hésitez pas à vous manifester, l’entraide étant toujours conviviale et joyeuse, je me dois de vous s’associer à cet article.

Oui, à cette occasion, faisons un petit rappel d’Histoire :

Début novembre 1918, le chancelier allemand, Max de Bade, demande la suspension des hostilités et annonce l’envoi de d’agents diplomatiques pour négocier. La délégation allemande est reçue en forêt de Compiègne près de Rethondes, le 8 novembre. Dans le wagon-bureau du maréchal Foch, les conditions de l’armistice sont présentées.

Le lendemain, l’empereur allemand Guillaume II abdique et se réfugie au Pays-Bas. La République est proclamée en Allemagne et le nouveau gouvernement accepte les conditions d’armistice.

Le 11 novembre à 5h45 du matin, l’armistice est signé dans les conditions demandées. Les hostilités sont suspendues le même jour à 11 heures. 

Un armistice est une suspension provisoire des combats dans le but de négocier une fin des hostilités. L’armistice signé le 11 novembre est d’une durée de 36 jours et il est reconduit à plusieurs reprises. Ce n’est qu’au moment de la signature des traités de paix à Versailles, le 28 juin 1919, que la sortie de guerre est actée.

  2 réflexions sur “J comme … Jules Gaston KOCH, M.D.S

  1. Avatar de Aline Dole
    Aline Dole
    30 novembre 2023 à 13 h 52 min

    bravo pour cet article commémoratif

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